dimanche 4 novembre 2012

Au fond de mon atelier, dans une soute de Boat.

Au fond de mon atelier, dans une soute de Boat.


Peinture microscopique au carré de sel.
Collection d'environ 2000 clichés. Quelques expositions...
Les plaquettes de verre tiennent dans une boite d'allumettes
Impressions sur plaques d'aluminium brossé.
 

Les jours s'égrènent comme perles en main. Ces perles de verre bleues de mon chapelet irisé. Une pensée, puis une autre, une autre. Combien de perles, puis celle-ci, que je n'ai pas comptée ? Combien de temps a-t-elle tenu, soudainement au centre de mes préoccupations ? Y-eut-il agitation, calme, sérénité ? Ou est-ce ce nom répété parce que l'amour s'y lie, lui donne existence là où il n'y avait rien ? Allah...Allah...Allah... Allah est Grand. Grand comment sous ton entendement ? Ta respiration, Allah...Allah... Et le Prophète ? La Paix sur Lui. A qui parles-tu ? Qui mets-tu entre Dieu et toi ? Ni Dieu ni maître. C'est toi le plus grand, ton humilité au bord de tes larmes avec ta compassion au monde oh ! qu'il serait doux dans l'écrin de tes règlements manu-miltaris et toutes tes bonnes raisons !
 
 Comment finir ce deuil de mon travail de ces dernières années, envolées ? Ce trou, ce vide. onecomL et les autres ? C'était ma vie. Son sens exprimé aux yeux du monde,offert au monde. Déplaisir de quelques-uns, leurs armes aujourd'hui plus fortes que mes mosimages.
 
Plic... Plic... Plic... Non, ça ne va pas. Pwit...Pwit...Pwit... non plus. C'est un silence approprié : Allah... revient, s'envole, s'accomplit en ce mouvement de main, ce repos, cette halte dynamique : depuis combien de temps ne l'ai-je touché ? Moi-même mouvement en ce monde, je cueille au mieux sans trancher ces parenthèses imbriquées jusqu'au profond de mon jardin, de ma vie.
 
 
 
 
 
 
 
Mon chapelet pose à côté, c'est comme un livre de chevet, un Coran, fonction ultime de se savoir là, que cela est bien.
Un geste large, haut, cerclant le ciel jusqu'aux limbes fidèles d'aucun état. Dans ce silence de rêve, récupérer sa voix qui serait celle d'origine, je veux dire celle qui chantait, quelques années encore. La main comme une pogne, ma vie que je récupère, Amour que je n'ai nommé alors Te voilà ? J'y souffle, pulvérisation de mes prières il n'y avait rien, rien qu'une corde en formation, mon axe tourne. Je suis mon rêve, je suis mes mots, pourquoi me mentirais-je ?
 
 
 
 
 
 
Fumées bleues de mes rationalités incluses, soutenues d'une musique disparue, j'y baignais pourtant. Boat y baignait son diapason, sa coque et moi courrions d'aventures en découvertes, de visites en visites de l'autre, des autres renouvelés, cherchant l'intime ou le multiple vers riche, tissant les boucliers, limant les armes, jouant encore les mines d'Or ou le sang qui coule ne se compte pas, semblant insectes hallucinés à quelques lumières promises que le nombre recherché rendait lui-même caduque.
Boat circulait dans la Nuit. Boat se faisait petit, à l’incompréhension, ne pas ajouter l'erreur du jugement. Boat passait.
 
 
 
- Les débuts de Boat -


Mon cheminement artistique m'avait propulsé dans la fabrication de sites, de blogs web. Chacun d'eux étant un morceau, un fragment de mon travail, exposant poussières de ma présence. J'élaborai, empiriquement d'abord, une sorte d'arbre plat, hiérarchique, une carte mentale en deux dimensions destiné à éclaircir les liens invisibles entre eux. C'était les débuts de Boat, une quinzaine de sites environ, qui associaient mon travail social, mon entreprise de design industriel, à mon travail de peintre, qualifié suivant quelques vagues, de plasticien ou d'artiste. Avec le blog 999, "Le brouillon de mes blogs", je me préparais doucement à l'expression de mon profond aux yeux du monde. De ces trois domaines menant leurs danses, l'évolution de l'un profitait aux autres comme par osmose, glissements qualitatifs vers ma maturité.



La psychanalyse, Lacan, Piaget... Je vois ce blog comme une sorte de tube où j'exposais quasiment tous les jours, ou tout du moins, mon travail s'orientait à cela. Imagine une sorte de flots de notes courant autour de mon identité, avec ses textes, ses images, ses peintures, ses photos... J'étais très multidisciplinaire et pourtant, tout se retrouvait là, petit musée imaginaire prédis par Malraux. C'était comme si le tube s'élargissait de plus en plus, L'idée d'une identité formalisée me semblant de plus en plus absurde et source d'angoisse quand aux réponses attendues de la collectivité, je devenais présence extérieure à moi-même, ce qui, je l'ai déjà dit, n'était rien. Je marquais ce passage comme un tir au but dans les filets de Piaget, merci Lacan, et, de Einziger zug, je passais au blog Sorksi, parfumé au chiffre 14, chiffre magique parait-il, puis aux 3 blogs + 1 sur Ipernity, plateforme informatique.




Il fait nuit. Je déconnecte et pars écrire, survoler les soutes, me souvenir de ce qui fut détruit. Pour quelles tentatives ?
J'ai peins, me suis animé pour ce que je croyais de l'art, du moins sa proximité, temps en toutes profondeurs, notes, commentaires, j'ai mille choses à exposer. Peut-être changer de métier, pour exposer dans la vraie vie, comme ils disent. cela ne m'a pas vraiment intéressé jusqu'à maintenant. 

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Oups ! Qui a laché l'échelle ?
mmm... Martello et ses échelles...
Toutes une histoire.

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